Réussir porc 09 décembre 2013 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

Classement des carcasses - Premier bilan positif de l’Image Meater pour Uniporc Ouest

Les premiers mois de fonctionnement de l’Image Meater semblent confirmer le bien fondé des choix techniques réalisés par Uniporc Ouest.

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L’image Meater 
de l’allemand 
CBS-System AG utilise l’imagerie pour mesurer des valeurs de gras (G3 et G4) 
et de maigre (M3 
et M4) sur la coupe de la carcasse.
L’image Meater de l’allemand CBS-System AG utilise l’imagerie pour mesurer des valeurs de gras (G3 et G4) et de maigre (M3 et M4) sur la coupe de la carcasse. - © D. Poilvet

Cinq mois après le lancement du nouveau procédé de classement Image Meater, Uniporc Ouest tire un premier bilan largement positif. « En comparaison avec le CGM utilisé jusqu’en mai dernier, le classement moyen des carcasses et l’écart-type sont strictement identiques », affirme Pascal Le Duot, le nouveau directeur de la structure qui remplace Paul Pommeret depuis le 1er octobre dernier. « Sur l’ensemble de la zone, seulement dix éleveurs ont contesté le classement de certains lots, sans que le fonctionnement de l’Image Meater soit mis en cause », précise-t-il. « Les causes d’une dégradation du TMP sont multifactorielles et correspondent souvent à un problème technique en élevage », rappelle Paul Auffray, président d’Uniporc Ouest.
Les tests effectués préalablement à son lancement en comparaison avec le CGM ont prouvé la bonne reproductibilité de l’Image Meater, avec un écart maximum de TMP entre les deux systèmes de 0,04 point, contre 0.26 pour le VCS 2000 et 0,32 point pour l’Autofom, deux autres systèmes de classement automatique également testés. « L’Image Meater est le système qui procure aussi la meilleure répétabilité : la valeur mesurée diffère très peu si on contrôle la carcasse plusieurs fois », rappelle Pascal Le Duot. En test depuis 2008 dans un abattoir, l’appareil a également prouvé sa fiabilité dans le temps, avec plus de cinq millions de carcasses classées sans inconvénients majeurs. Enfin, il a été choisi pour sa bonne traçabilité. « Nous conservons les photos des carcasses pendant un an, pour avoir un support en cas de litige avec les éleveurs. » Depuis le 3 juin, date du lancement de l’Image Meater dans les 18 principaux abattoirs de la zone Uniporc Ouest, quatre éleveurs ont demandé à recevoir les photos des carcasses d’un lot dont ils contestaient le classement.

- © Infographie Réussir

Pas d’augmentation de la cotisation


Malgré l’investissement conséquent (trois millions d’euros), la cotisation éleveur n’augmente pas, et se maintient à 35 centimes par porc. « L’Image Meater automatise le classement ce qui nous a permis de diminuer le nombre d’opérateurs présents dans les abattoirs, et donc la masse salariale de l’entreprise. Par ailleurs les opérateurs ne seront plus soumis à des troubles musculo-squelettiques (TMS) consécutifs à la manipulation des carcasses. » La technique non-invasive (aucune pointe ne pénètre dans la carcasse) supprime le risque de contaminations croisées. Enfin, elle ouvre la voie à d’autres évolutions technologiques, comme la mesure de la couleur de la viande ou le poids des pièces.

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