Réussir porc 16 octobre 2013 à 08h00 | Par Claudine Gérard

Débats autour des mâles entiers au Space 2013

Cooperl Arc Atlantique créait l’événement au cours du Space 2012 en lançant sa production de porcs mâles entiers. Un an après, le groupement annonce que cette production porte sur 50 % des mâles abattus.

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Un an après le lancement sur le Space, Cooperl annonce que 50 % des porcs 
du groupement s’inscrivent dans la démarche Porc Bien-être.
Un an après le lancement sur le Space, Cooperl annonce que 50 % des porcs du groupement s’inscrivent dans la démarche Porc Bien-être. - © C. Gérard

Le sujet a largement dominé les conversations de l’édition 2013 du Space, le groupement lamballais étant à ce jour le seul à avoir franchi le pas que les autres groupements ne lui ont pas emboîté. L’UGPVB et l’Arip doivent prochainement rendre publique une étude financée par Inaporc, confiée à l’Ifip, en vue d’établir la fiabilité de la détection par des « nez humains » de carcasses malodorantes sur la chaîne d’abattage. Car pour des raisons qualifiées de « techniques », la présentation à la presse programmée avant le Space a dû être reportée à une date non précisée.
Aujourd’hui, Cooperl Arc Atlantique fait les comptes : les résultats collectés entre avril et août 2013 dans 485 élevages ayant produit des mâles entiers, représentant 705 000 porcs, montrent que l’avantage est de 0,88 de TMP (61,28/60,40) et de 1,65 c/kg de plus value technique en comparaison avec les résultats Uniporc 2012, et de 0,15 point d’indice de consommation global par rapport à la moyenne nationale (2,75/2,90). Soit un gain annoncé de + 5 euros par porc en moyenne, ou encore 23 000 € par an pour un élevage de 200 truies naisseur engraisseur.
Des arguments qui ne peuvent laisser insensibles les professionnels mais qui se heurtent à la crainte de certains de voir des carcasses malodorantes « passer au travers des mailles du filet des nez humains ». Un argument vite balayé par les responsables de Cooperl Arc Atlantique qui annoncent n’avoir eu aucune plainte à ce sujet malgré le nombre croissant de carcasses de mâles entiers commercialisées.

 

Sujet sensible

 

Jean-Michel Serres, président de la FNP, confirme que le dossier a occupé une grande partie des discussions pendant le salon. « C’est un sujet sensible et les éleveurs sont attentifs à ce qui se passe. Nous ne pouvons pas rester indifférents au phénomène, et une expertise technique doit être entamée au sein d’Inaporc. » Dans l’immédiat, la FNP a chargé l’Ifip de dresser un état des lieux de la production de mâles entiers en Europe. À suivre.

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