Réussir porc 15 novembre 2013 à 08h00 | Par La rédaction

L’Auvergne, entre perte de production et dynamisme de l’abattage

À l’occasion du Sommet de l’élevage qui s’est tenu en octobre à Clermont-Ferrand, bilan de la production auvergnate qui peine à maintenir ses volumes, alors que les abattages ne cessent de grimper.

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La filière porcine occupe une place discrète tout au fond du hall principal du Sommet de l’élevage.
La filière porcine occupe une place discrète tout au fond du hall principal du Sommet de l’élevage. - © B. Griffoul

«En Auvergne, la mise aux normes des bâtiments gestantes a induit une baisse du cheptel de 6 à 7 %. La taille moyenne des élevages désormais aux normes est passée de 140 à 170 truies, ne compensant que partiellement l’arrêt des plus petits. La mise aux normes a tué le modèle avec un UTH et 80 truies », constate Bernard Lepinay, animateur de l’Urpal, l’interprofession régionale. Si la production est encore répartie sur toute la région, la dynamique se concentre sur la partie nord. Plusieurs raisons à cela. Dans la zone sud, la plus montagneuse, « il y a un effet perte de moral, justifiée ou pas », indique l’animateur de l’interprofession. Le discours ambiant n’est pas mobilisateur. Difficile dans ces conditions, sans parler même d’installer, de renouveler les générations. La zone nord subit moins les contraintes de la montagne, et bénéficie de la production de céréales, qui a permis de développer la fabrication d’aliment à la ferme. S’il n’y a pas plus d’installations, le développement se poursuit, souvent dans les élevages déjà les plus importants.
Joël Fabre, d’Acemo, confirme qu’« il existe encore des « pôles » de dynamisme, en Auvergne comme dans tout le Sud, avec des éleveurs qui ont envie de produire et qui investissent. » Chacun s’accorde aussi sur le rôle moteur du groupement Cirhyo dans le développement des élevages, impulsant un « souffle », selon Bernard Lepinay, et délivrant un discours positif sur la production. Il a su construire également un partenariat constructif avec Tradival, gestionnaire de l’abattoir de Lapalisse dans l’Allier.


L’IGP salaisons, sans doute pour bientôt


L’autre sujet d’actualité, dans la région, c’est l’IGP salaisons d’Auvergne. Après vingt ans de gestation, il est en voie d’aboutir. L’arrêté d’homologation devrait être publié fin 2013 ou début 2014 pour le saucisson et quelques mois plus tard pour le jambon. Restera ensuite la phase européenne qui prendra quelque mois supplémentaires. Fin 2014, l’Auvergne devrait pouvoir afficher le logo étoilé sur ses charcuteries emblématiques. Une marque collective est également en préparation pour différencier celles qui auront été fabriquées avec des porcs produits dans la zone. Bernard Griffoul

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