Réussir porc 20 mars 2013 à 08h53 | Par D.Poilvet

L'essentiel des JRP

Les publications présentées aux Journées de la Recherche Porcine répondent à la notion de développement durable préconisée par la profession. Les volets sociétaux et environnementaux n’ont pas occulté les aspects économiques, essentiels pour le maintien de la compétitivité de la filière.

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Une fois de plus, les Journées de la Recherche Porcine qui ont eu lieu à Paris les 5 et 6 février dernier ont tenu leurs promesses. Pas moins de 80 communications ont été présentées par les auteurs d’études et d’essais de l’Inra, de l’Ifip, des chambres d’agriculture et de structures de terrain qui investissent dans la recherche. Avec comme fil rouge un triple objectif : améliorer la compétitivité de la production porcine, tout en répondant aux nouvelles demandes sociétales et aux préoccupations environnementales. Des demandes qui se traduisent par des sujets d’actualité, comme la production de porcs mâles entiers, dont la conduite alimentaire a été précisée par l’Ifip (page 22). Réponse aux demandes sociétales également sur les aspects d’environnement, avec bientôt la promesse par l’Inra de formuler des aliments 2e âge à 14 % de matières azotées totales sans baisse de performance, ceci pour limiter les rejets azotés de 40 % (page 30). Toujours dans le domaine de l’environnement, mais en lien avec la rentabilité des élevages, les essais menés à la station expérimentale de Guernevez (29) ont démontré l’excellente synergie entre l’évacuation rapide des déjections et la méthanisation (page 28). Plus globalement, l’Inra s’intéresse à l’impact environnemental des systèmes d’élevage à l’échelle de l’exploitation (page 26). Les conclusions sont surprenantes, et prouvent que l’intérêt des productions alternatives pour l’environnement ou le bien être animal n’est pas toujours vérifié.

Les questions concernant la compétitivité de la filière sont également abordés aux JRP. La chambre d’agriculture de Bretagne et Aveltis ont mis au point une méthode d’évaluation des outils de production (page 20), un point essentiel et souvent problématique lors de la transmission d’un élevage. Christine Roguet, de l’Ifip, a quant à elle identifié les « clés et les trajectoires de la réussite » (page 21), en mettant en évidence la prépondérance du facteur humain. Sur le plan de la sélection, la génomique continue toujours de faire rêver grâce aux progrès génétiques importants qu’elle devrait générer. Mais elle coûte cher à mettre en place, (page 24), et les applications terrain tardent à se concrétiser.

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