Réussir porc 11 décembre 2014 à 08h00 | Par La rédaction

La consommation d’antibiotiques pour les porcs continue de diminuer

Le rapport annuel de l’Anses montre qu’en 2013 les ventes d’antibiotiques pour les porcs ont atteint le niveau le plus bas depuis 1999, première année de suivi. Le tonnage a encore baissé de près de 6 % par rapport à 2012.

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- © F. Fourm/archives

En 2013, les tonnages d’antibiotiques à destination des porcs ont chuté de 59,8 % par rapport à 1999 et de 45,9 % par rapport à 2009, année où s’est réellement enclenché le mouvement de réduction. Si l’on tient compte de la diminution du cheptel, l’exposition des porcs aux antibiotiques a chuté de 27,7 % sur les cinq dernières années.
Le plan Ecoantibio 2017 dont l’objectif est de baisser de 25 % l’utilisation de l’ensemble des antibiotiques est donc atteint pour le porc. Toutes espèces confondues, l’exposition globale aux antibiotiques a baissé de 15,7 % sur les cinq dernières années (et de 7,3 % entre 2012 et 2013).
L’Anses calcule en outre que pour l’espèce porcine, la durée de traitement moyenne, toutes voies et familles de produits confondus, est passée de 8,4 jours en 1999 à 6,3 jours en 2013. C’est essentiellement la conséquence de la diminution de l’usage des traitements via les prémélanges médicamenteux qui en l’occurrence ne représentent plus que 36 % des cas contre 67 % en 1999. Parallèlement, la proportion de traitements sous forme de poudres et solutions orales est passée de 22 % à 51 % des traitements en 2013.

- © Infographie Réussir

Par ailleurs, la filière s’est distinguée par une réduction drastique du recours aux antibiotiques « critiques », les céphalosporines de dernière génération (- 66 % entre 2013  et 2007) et les fluoroquinolones (- 26 %). « Si l’initiative de restriction de l’utilisation des Céphalosporines de dernières générations ne semble pas avoir fondamentalement induit une modification de l’usage chez les truies, la diminution de l’usage chez les porcs en croissance est considérable », précise le rapport de l’Anses qui calcule qu’en 2013 seulement 6,4 % des porcs en croissance ont reçu un traitement à base de ceftiofur ou de cefquinone.

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