Réussir porc 21 septembre 2016 à 08h00 | Par Claudine Gérard

Les transporteurs adhèrent à la charte de protection des élevages négatifs SDRP

En signant en juin leur engagement de respecter des circuits de ramassage des porcs, les transporteurs ont permis de rendre la démarche de l’OVS Porc Bretagne destinée à protéger les élevages négatifs SDRP cohérente avec ses objectifs.

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Le kit actuellement en test est destiné à la collecte de salive des truies au moyen d’une « salivette » qui lui est présentée au bout d’une pince, et qu’elle mâchonne spontanément.
Le kit actuellement en test est destiné à la collecte de salive des truies au moyen d’une « salivette » qui lui est présentée au bout d’une pince, et qu’elle mâchonne spontanément. - © DR

Ils sont 62 ateliers sur les quatre départements bretons à avoir un indicateur d’élevage négatif vis-à-vis du SDRP délivré par l’OVS Porc. Dorénavant, ils bénéficieront de conditions spécifiques de ramassage de leurs porcs charcutiers, animaux de réforme vers l’abattoir ou un centre de rassemblement et du transport de leurs porcelets. Ces conditions visent à limiter le risque de contamination du virus du SDRP via les transports. En effet, les dix organisations de producteurs et huit abattoirs (1) ne pourront aller chercher les animaux de ces élevages qu’en début de tournée ou seulement après des élevages également négatifs.

221 candidats, soit 7,5 % des élevages ayant des truies en Bretagne

C’est l’aboutissement du plan mis en place par l’OVS en 2013 qui, à défaut de pouvoir éradiquer la maladie, s’est fixé l’objectif de protéger les élevages négatifs et candidats. « Fin avril 2016, ils étaient 221 candidats, soit 7,5 % des élevages ayant des truies dans la région », précise Élisabeth Sallé, vétérinaire à l’OVS. La phase de dépistage a identifié 49 qui, présumés négatifs, se sont révélés positifs. Par ailleurs, 91 élevages (41 % de l’effectif de départ), pourtant sérologiquement négatifs, ont quitté le dispositif. Restent donc 62 élevages testés négatifs en suivi régulier.

Elisabeth Sallé, vétérinaire OVS Porc Bretagne : « Maintenant que les tournées de ramassage tiennent compte de l’indicateur SDRP des élevages, nous espérons que davantage d’éleveurs feront la démarche de s’engager dans notre charte de protection des élevages négatifs. »
Elisabeth Sallé, vétérinaire OVS Porc Bretagne : « Maintenant que les tournées de ramassage tiennent compte de l’indicateur SDRP des élevages, nous espérons que davantage d’éleveurs feront la démarche de s’engager dans notre charte de protection des élevages négatifs. » - © C. Gérard

 

« Le frein majeur des éleveurs et de leurs vétérinaires a très probablement été l’absence d’engagement des opérateurs de transport dans la gestion des tournées qu’imposait la charte. C’est aujourd’hui chose faite, et nous encourageons les éleveurs au statut négatif à s’engager dans la charte pour se protéger. La démarche reste ouverte à tous ! », rappelle la vétérinaire.

Par ailleurs, l’OVS poursuit la deuxième phase du plan qui consiste à accentuer le R & D sur cette pathologie. Un kit basé sur une « salivette » appropriée pour la collecte de salive sur truies a été validé pour sa mise en œuvre par la chambre d’agriculture de Bretagne et l’Anses travaille aujourd’hui sur la fiabilité du kit Elisa qui l’accompagne.

Si la méthode est validée, elle pourra compléter les analyses à partir de salives recueillies par des cordelettes sur porcelets et porcs charcutiers, et les vétérinaires disposeront donc d’une méthode alternative appropriée pour tous les stades physiologiques, permettant de s’affranchir, s’ils le souhaitent, de prises de sang. Enfin, des travaux sont également en cours pour préciser l’impact de la vaccination des truies contre le SDRP sur la réponse immunitaire de leurs porcelets dans l’optique d’une vaccination de ceux-ci.

(1) Hénaff, SBA, Gâtines viandes, JPA, Cooperl, Kermené, Bigard, Jean Floc’h et Abera en attente de signature officielle.

Une démarche basée sur le volontariat

L’indicateur « élevage négatif SDRP » est basé sur le volontariat d’éleveurs candidats, sous réserve de ne pas vacciner contre le SDRP depuis au moins deux ans et d’être négatif vis-à-vis du virus (pas d’analyse positive depuis deux ans et forte suspicion de négativité). Le vétérinaire réalise des prises de sang pour des sérologies sur 30 porcs charcutiers et 30 truies afin « d’inclure » l’élevage en tant que négatif, puis sur 15 truies et 5 porcs charcutiers tous les quatre mois en routine, l’ensemble des frais étant pris en charge par l’OVS Porc Bretagne (à l’image de ce qui se pratiquait autrefois dans la lutte contre la maladie d’Aujeszky).

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