Réussir porc 03 octobre 2015 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

« Pour un pacte avec la grande distribution »

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De gauche à droite : Jacques Crolais, Michel Bloc’h, Philippe Bizien, François Régis Huet, Nathalie Marchand.
De gauche à droite : Jacques Crolais, Michel Bloc’h, Philippe Bizien, François Régis Huet, Nathalie Marchand. - © D. Poilvet

La conférence de presse du Comité régional porcin breton (CRP) au Space a été l’occasion pour l’organisation professionnelle de présenter ses propositions pour tirer la production de l’ornière dans laquelle elle se trouve actuellement. Avec en particulier la création d’un « pacte d’avenir sociétal et de compétitivité » entre les éleveurs et la grande distribution. « L’objectif est que la grande distribution puisse participer à l’amélioration de la compétitivité des élevages en finançant des actions portant sur l’environnement, le bien être et la qualité des produits », explique Michel Bloc’h, le président de l’union des groupements de producteurs. « Chaque éleveur pourrait, en fonction de sa situation, participer à cette démarche ». En contrepartie, la grande distribution pourrait tirer profit de ces actions dans sa communication auprès de ses clients. « Nous allons entamer des contacts auprès de ses responsables d’ici la fin de l’année. Leur réponse sera un révélateur pour savoir si leur volonté de soutenir la production est réelle. » Michel Bloc’h souligne qu’une démarche similaire a été mise en place depuis deux ans en Allemagne. « Les éleveurs allemands répondent aux préoccupations des consommateurs, sur les aspects du bien être animal notamment. En contrepartie, ils sont rémunérés en fonction de leur engagement sur un fond mis en place par la distribution. »

Le CRP Bretagne a aussi rappelé les principaux points de revendication de la profession :

Généralisation de l’étiquetage de l’origine des produits. « Le Sénat et l’Assemblée nationale ont légiféré dans ce sens. Un décret permettrait d’appliquer cette loi. Malheureusement ce n’est pas encore à l’ordre du jour du ministre de l’agriculture."

Régionalisation de l’embargo sanitaire russe. Sa levée pour les pays indemnes de cette maladie permettrait la reprise des exportations de gras et d’abat qui ne sont pas concernés par l’embargo politique. « soit 350 000 tonnes de marchandise », affirme Jacques Crolais, directeur de l’UGPVB.

Réactivation du stockage privé, tout en destinant ce volume de viande aux marchés export pour ne pas engorger le marché européen.

Création d’un fond d’achat de viande pour les plus démunis à l’échelle européenne. « La Grèce par exemple était un gros importateur de viande de porc », explique Philippe Bizien. « La crise a réduit leurs importations à néant. »

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