Réussir porc 30 janvier 2012 à 11h37 | Par D.Poilvet

Troubles de la reproduction - Nutrifirm propose un diagnostic fertilité pour les truies

Nutrifirm a élaboré avec son partenaire Réseau Cristal une approche des problèmes de fertilité des truies basée sur un audit nutritionnel et sanitaire. L’objectif est d’atteindre un taux de truies pleines supérieur à 93 %.

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Dominique Chapelain, responsable commercial Nutrifirm
Dominique Chapelain, responsable commercial Nutrifirm - © dp

«Le taux de fécondation des truies est un critère trop souvent oublié des analyses technico-économiques », estime Christophe Chapelain, responsable commercial Nutrifirm. « Le coût d’un retour est pourtant de 80 euros par truie », affirme-t-il, sur la base des chiffres GTTT édités par l’Ifip. « En élevage, les résultats sont souvent aléatoires. On a l’impression de ne pas avoir de problème, mais il est fréquent de voir des écarts entre bandes de plus de 10 % de truies pleines à l’échographie. On croit se situer à un bon niveau, et au final, le taux de fertilité se retrouve à 80-85 %, alors que les 10 % meilleurs en GTTT sont à plus de 93%».Un déficit de fertilité qui a des conséquences bien au-delà de la gestion du troupeau de reproducteurs : « excédent de truies à gérer, surplus de travail au moment des IA, bandes incomplètes, post- sevrages et engraissement non remplis... Ce qui entraîne au final un coût économique bien plus élevé que le simple rallon- gement du cycle de reproduction ».

C’est pourquoi Nutrifirm s’est mobilisé pour trouver une solution globale, impliquant à la fois un diagnostic sanitaire avec Dominique Descamps, vétérinaire du Réseau Cristal, et une approche nutritionnelle avec Philippe Barbier, l’un des formulateurs et nutritionniste de l’entreprise. « Nous proposons aux éleveurs concernéspar ce problème un audit sanitaire et alimentaire : quels sont les contaminants présents sur l’élevage susceptibles d’impacter le taux de fertilité ? La conduite d’élevage est-elle cohérente ? Le programme alimentaire répond-il aux besoins physiologiques des truies? Le protocole d’insémination est- il bien respecté ? »

AUDIT GLOBAL

Cet audit initial peut durer une demi-journée. « Mais ce qui compte surtout, c’est d’instaurer une relation durable avec l’éleveur, avec une continuité dans les échanges d’infos pour valider les actions entre- prises, ou bien les modifier si les améliorations ne sont pas au rendez-vous. » La barre est haute, puisque l’objectif affiché par Dominique Chapelain est d’atteindre rapidement les10 % meilleurs en GTTT. « C’est ambitieux, mais réalisable à partir du moment où toutes les compétences sont réunies pour résoudre les problèmes. »


Fabrice Leroux est un jeune éleveur installé à Plancoët depuis cinq ans à la tête d’un atelier de 180 truies naisseur- engraisseur. Il y a deux ans, il a refait entièrement son bloc gestantes pour passer aux normes bien-être. Pendant les travaux, le séjour temporaire des truies en engraissement les a sérieusement perturbé, au point que le taux de fertilité a durablement baissé à 80 %. Au printemps dernier, Chris- tophe Chapelain lui a proposé la démarche Nutrifirm. « Nous avons revu totalement le protocole des IA », explique l’éleveur. En parallèle, l’analyse des prises de sang par Dominique Descamps a montré une circulation du SDRP en fin d’engraissement, malgré la vaccination des truies. Le protocole de vaccination des cochettes a été revu, ce qui a permis d’améliorer le statut sanitaire de l’élevage. Enfin, l’éleveur distribue désormais un complément nutritionnel entre le sevrage et les IA. « Sur les cinq dernières bandes, le taux de truies pleines à l’échographie est remonté à 94 % », se réjouit l’éleveur, qui apprécie le gain de temps : « Avant, je devais inséminer 30 truies pour en avoir 22 à la mise-bas. Aujourd’hui, il me suffit d’en inséminer 24 ».

Seul à travailler sur son élevage, Fabrice Leroux compte passer prochainement à une conduite en quatre bandes pour optimiser son temps de travail. « Sans une bonne fertilité, ce type de conduite est impossible car les retours sont difficiles à gérer avec un intervalle entre bande de cinq semaines. Mais aujourd’hui, je suis prêt à fran- chir le pas », conclut-il.

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